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Mon 1er jardin...en photos, ...péripéties et appels à l'aide !!!

Je me propose de vous raconter ici mes mésaventures dans mon 1er jardin, sous forme d'épisodes qui seront autant de questions soulevées concernant les méthodes à employer, les engrais naturels à utiliser, les différents traitements, etc... dans ce qui se veut, sinon un jardin bio, du moins un jardin naturel et sans produits chimiques.

Episode 1: déconvenues
Voir l'épisode 2 : ça pousse !
Voir l'épisode 3 : 1ères récoltes et catastrophe !
Voir l'épisode 4 : c'est la pleine saison !

Le projet était excitant, mais, n'y connaissant rien, démesuré.
Comment, n'ayant jamais cultivé aucun jardin dans ma vie, n'ayant qu'une vague connaissance des plantes, légumes, et autres fruits, pourrais-je semer, planter, cultiver, et, finalement, avoir la chance de récolter...quelque chose.

Tout a commencé par un de ces défis idiots que l'on se lance à soi-même, vous savez, celà a dû vous arriver aussi. L'exemple d'un ami, ou simplement l'envie de faire la même chose (en mieux, bien sûr !!!), et un beau jour on se dit: mais je dois y arriver, moi aussi, il n'y a pas de raison, ce n'est pas bien sorcier !
Et on se retrouve embarqué dans une aventure dont, après avoir tant fanfaronné, il est bien difficile de se sortir.
Mais, et c'est là tout le miracle, l'histoire, d'aventureuse, devient vite passionnante.

Donc, voici l'histoire de mon potager, ou plutôt, de mon jardin, puisque là aussi j'ai appris la différence entre les 2. Jardin, donc, puisque se voulant autant fleuri que légumier.
Sur les 8.000 m2 de mon pré, 400 m2 me parurent à peine suffisants pour mon orgueil.
Et c'est là que tout a vraiment commençé: j'ai d'abord regardé, condescendant, ce gentil agriculteur venu me travailler avec ses instruments à moteur ce qui était un pré depuis au moins 80 ans, et même plus fauché depuis quelques années. Cette belle terre relevée, retournée, tout me sembla si facile: je n'avais plus qu'à tracer mes planches, dessiner quelques allées, et semer à tous vents.


15 jours de repos pour la terre. Achats de plants et semences. Bio et non bio, l'essentiel me paraîssant se situer, pour avoir un jardin "bio", autant dans la méthode que dans l'origine de la graine.
Las ! 15 jours pendant lesquels, du tréfond de la terre, remontèrent, à mon grand désarroi, des milliers de petites herbes gravement appellées "chiendent" par mon entourage, et, plus pudiquement, "liseron" ! Je découvris très vite l'horreur de ce mot, qui alla hanter mes jours et mes nuits pendant plusieurs semaines. Chiendent! Chiendent! L'armée des ombres s'était mise en marche! Des profondeurs venaient me harceler des hordes de racines, que dans mon inconscience j'avais réveillées. Et c'est là, à cet instant précis, lorsqu'à l'aide de la Trinque, l'amie de l'homme, je découvris qu'un mètre carré de ce futur beau jardin me remplissait une brouette de mottes et racines, alors, à cet instant précis, je l'avoue, un immense désespoir m'envahit. Une brouette par mètre carré! Un pleine brouette de racines arrachées à la terre, avec la trinque et...mes mains, plus du tout habituées à ce genre de travail. Alors, là, votre orgueil en prend un sacré coup.

Mais c'est là aussi que l'aventure devient passionnante. Quelques verres de vin rouge plus tard (faut bien noyer son chagrin), je me mis au travail. Je vous passe les ampoules, les jurons, les courbatures. Je découvrais, stupéfait mais heureux, qu'un jardin, ca ne se résume pas à des légumes vendus au marché par une belle fermière. Il y a aussi un sacré boulot à faire. Bon, je le fis, comme tant d'autres. Rien d'extraordinaire, à la vérité. Quelques heures le soir après le boulot, des samedi et des dimanche, et tout avance très vite...

Des questions se posèrent alors à moi, devenant vite existentielles:

- quelles sont les méthodes de culture que j'aurais dû employer, pour transformer mon pré en jardin, sans passer par un labour en profondeur qui a le tort d'enterrer les racines sans les broyer (car même un passage au rotavator 15 jours après le labour n'a rien changé...)
- quelle méthode ou préparation naturelle pour supprimer liseron et, plus difficile, le chiendent ?

C'est ca aussi, le jeu: récolter vos conseils et les diffuser ici !

Conseillez-moi: écrivez-moi ici

Michel m'écrit de Lozère :
Il n'y a pas de secret: si tu as du chiendent, il n'y a qu'une solution: tout arracher à la main. La trinque et une brouette. Tu arraches et tu emportes. Ne retourne pas, ça repousserait. Si tu as tout arraché, tu as choisi la bonne méthode. C'est dur à faire mais après, en principe, il n'y a pas à recommencer, c'est définitif. Bon courage.

Josette, de Haute-Garonne :
Si tu veux un jardin bio, alors il n'y a pas 50 solutions: arrachage et arrachage. Bravo, continue.

Kat et josé, de Gironde :
Nous avons aussi commencé un jardin bio cette année, nous serions heureux de confronter nos résultats. A bientôt.