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Dieu n'aime pas les pauvres


Dieu n'aime pas les pauvres. C'est la 1ère réflexion qui nous vient à l'esprit à la vue de ce qui se passe dans le monde, ou tout simplement chez nous.
La crise est là, crise financière devenue crise de la consommation. Tout le monde en souffre .... plus ou moins. Baisse du pouvoir d'achat car perte d'emploi ou chomage partiel, emplois précaires, crainte de perdre son emploi car dans presque tous les domaines l'activité est en baisse.
Mais le plus abherrant, dans l'histoire, c'est que ce sont ceux-là même qui ont créé la crise financière qui en tirent des (gros) profits aujourd'hui.
Les financiers, les spéculateurs en tous genres, les entreprises du CAC 40...apparemment pour tous ceux-là ça roule. Ça roule bien.

Bon, si tu n'es ni financier ni spéculateur ni décideur, il est vrai que tu as beaucoup moins de chance.

Encore moins si tu habites une région défavorisée, comme le Bangladesh ou Haïti.
Car il semble bien que le malheur s'acharne sur des gens qui ont, déjà, des conditions de vie difficile.
La plupart des catastrophes naturelles se produisent dans des pays pauvres, souffrant déjà de sêcheresse, famine...

Le Bangladesh: pays meurtri pas les famines, les épidémies, et subissant de plus régulièrement des inondations destructrices.
L'ouragan Katrina, qui, en 2005, frappe les quartiers les plus pauvres de la Nouvelle-Orléans. En effet les riches ont eu les moyens d'aller se réfugier dans les états voisins, les pauvres ont dû rester sur place.
Et Haïti, etc...

Plus de 90 % des pertes en vies humaines dues aux catastrophes naturelles dans le monde se sont produites dans des pays pauvres.
http://www.unfpa.org/swp/2007/french/chapter_5/poverty.html

A t'on déjà vu un séisme, un ouragan, qui aient touché quelque paradis fiscal, ou un grand centre financier dans une capitale, ou Monaco? Ha, que l'on voudrait qu'une telle catastrophe cible de tels antres de la finance, en laissant tranquilles les pauvres gens!

Oui, vraiment, si Dieu existe, il n'aime pas beaucoup les pauvres !

Quelques chiffres en vrac:

Principales victimes, les pays dits pauvres. En effet, exception faite de la canicule qui avait fait plus de 56 000 morts à travers toute l’Europe en 2003 et des 17 127 victimes du tremblement de Terre d’Izmit en Turquie en 1999, aucun membre de l’OCDE ne figure dans la liste des 23 territoires ayant connu plus de 10 000 pertes à la suite d’une catastrophe naturelle. Les principaux lieux touchés restent les pays émergents ou en voie de développement. Ainsi, tout en haut de cette liste, c’est la grande sécheresse de l’Éthiopie de 1983 qui reste toujours, 26 ans après, l’évènement le plus meurtrier. 300 000 personnes avaient perdu la vie, juste devant le tremblement de terre de Tangshan en Chine en 2006 (242 000 morts) et le tsunami de 2004 (226 408 victimes).

Le rapport de la Croix-Rouge note que
- plus de la moitié des réfugiés le sont à cause de catastrophes naturelles
- 10 millions de gens sont exposés aux inondations dans les zones côtières; les inondations par ailleurs ont créé près de 3 millions de sans-abris
- la désertification menace le Sahel tandis que le déboisement pèse lourd sur les forêts tropicales du monde, en Amérique du Sud et en Indonésie notamment
- en Russie, un habitant sur trois vit avec moins d'un dollar par jour et plus d'un million d'enfants sont sans foyer. L'espérance de vie des hommes : 58 ans.
- en l'an 2025, près de 80% de la population vivra dans les pays en développement
- en l'an 2100, 60% de la population mondiale vivra dans des régions où sévira la malaria ce qui engendrera une augmentation importante du nombre de cas soit entre 50 et 80 millions de nouveaux cas.

Les 20% de la population mondiale vivant les pays les plus riches sont notamment responsables de 53% des émissions de dioxyde de carbone.
La consommation est faite par les pays riches et supportée par les pauvres du globe. Aux États-Unis, le revenu jugé nécessaire pour satisfaire le désir de consommation a doublé entre 196 et 1994. "Nous sommes nombreux à nous inquiéter de l'impact de ces tendances sur la société et l'existence humaine" disent les auteurs du Rapport. "Se traduisent-elles par une aggravation de la pauvreté, à mesure que les ménages luttent pour répondre à des normes de consommation de plus en plus exigeantes, faisant passer à l'arrière-plan les dépenses consacrées à l'alimentation, à l'éducation et à la santé ? Ces schémas poussent-ils les individus à passer davantage d'heures au travail, avec pour effet de réduire le temps consacré à la famille, aux amis et à la collectivité ? Et la mondialisation accélère-t-elle ces tendances à la surenchère des dépenses et à l'augmentation des besoins ?"

Dans son dernier rapport (1999), publié en juillet, le Rapport constate à nouveau l'écart grandissant entre pays pauvres et pays riches. "La fortune des trois hommes les plus riches au monde dépasse le produit national brut cumulé des 35 pays les moins avancés et de leurs 600 millions d'habitants". À l'échelle des États, le cinquième de la population vivant dans les pays les plus riches représente 86% du PIB mondial, 82% des marchés d'exploitation, 68% des investissements directs à l'étranger et 74% de l'ensemble des lignes téléphoniques. Le cinquième le plus pauvre ne possède qu'environ 1% de ces ressources. (Source : PNUD; Le Devoir, 13 juillet 1999.






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