Un milliard d'affamés et autres chiffres
Quelques chiffres à méditer, à l'approche des fêtes de fin
d'année. Différents rapports de l'ONU et de la FAO publiés ces
derniers temps nous en apprennent de belles sur l'évolution de
notre monde.
Un milliard d'affamés.
Chaque jour, un milliard de personnes ne mangent pas à leur
faim dans le monde, principalement en Asie pacifique et en
Afrique subsaharienne.
Selon Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l'ONU, plus de
17.000 enfants meurent de faim tous les jours. Un toutes les
cinq secondes. Six millions par an.
Selon lui, pour nourrir les 9 milliards d'humains en 2050, il
faudrait accroître la production alimentaire de 70% !
Un quart des habitants de la planète dans le noir.
Un rapport du PNUD (Programme des Nations Unies pour le
Développement) explique que 1,5 milliard de personnes se
couchent chaque jour dans le noir. 80% d'entre eux vivent dans
les pays les moins développés de la planète et en Afrique
Subsaharienne.
Dans certains pays, comme le Tchad, le Burundi ou le Libéria,
seulement 3% de la population a le courant.
Dans le même rapport, on apprend que 3 milliards de personnes,
soit un humain sur deux, utilisent pour se chauffer et
cuisiner, des combustibles solides: biomasse, charbon...
Dans ces conditions, les "objectifs de développement du
millénaire", fixés par l'ONU en 2000, risquent d'être
difficiles à atteindre.
En effet, les "objectifs de développement du millénaire"
prévoient notamment de réduire de moitié la pauvreté dans le
monde d'ici à 2015. Pour atteindre ce but, il faudrait
qu'environ 1,2 milliard de personnes supplémentaires
bénéficient de l'électricité et 1,9 milliard de combustibles
modernes pour se chauffer et cuisiner.
De plus, environ 2 millions de décès sont occasionnés par la pollution intérieure liée aux combustibles solides. Des drames qui touchent d'abord les femmes et les enfants.
Selon le PNUD, la meilleure solution pour équiper les zones rurales reculées serait du petit hydraulique et du microsolaire voltaïque.
Mais comme pour le service de l'eau, l'accès à l'énergie n'apparaît pas comme une priorité aux gouvernements.
Hé ben, on n'est pas sortis de l'auberge !!