Accès à mon compte
|
| Accueil | Boutique | Echanges | Portail | Rencontres | Infos | Tourisme | Inscription | Forum |
DETAIL DE L'INFORMATION
pas de morts pour le charbon Revenons sur les faits: ----- Alors qu’elle n’est encore qu’au stade de projet, la mine à ciel ouvert de Phulbari, au Bangladesh, a déjà fait plusieurs victimes. Les populations vivant sur ces terres convoitées pour une mine de charbon demandent à UBS de retirer ses investissements de la société d’exploitation avant que d’autres pertes humaines ne soient à déplorer. Avec 11,6% de parts, UBS est le deuxième plus gros actionnaire de la firme anglaise GCM Resources, qui prévoit d’exploiter le charbon de Phulbari. Crédit Suisse en possède 3,66%. Les habitants de la région, au nord-ouest du Bangladesh, s’opposent au projet car il les menace directement pour les raisons suivantes:
- GCM Resources projette de creuser une mine à ciel ouvert alors que les veines de charbon se trouvent entre 140 et 300 mètres sous terre. De plus, la région est située dans l’une des régions les plus fertiles du pays et relativement épargnée par la mousson et les inondations.
Les poupées russes
Une forte résistance Cette situation explosive a poussé les protestataires à envisager une autre option que la confrontation directe: faire pression sur les actionnaires de GCM Resources. En automne 2007, les personnes concernées par le projet de Phulbari se sont ainsi tournées vers le réseau BankTrack et la Déclaration de Berne pour obtenir un soutien. Etant donné que Phulbari est le seul grand projet de GCM Resources, elles demandent aux banques engagées dans le capital de GCM de vendre leurs parts de la société. A la fin mars 2008, la Banque asiatique de développement (BAD) a subitement annoncé, par l’intermédiaire de son directeur de la division du secteur privé, Robert Bistani, son retrait du projet de Phulbari. Le conseil d’administration de la BAD avait pourtant prévu de se prononcer sur un crédit de 100 millions de dollars ainsi qu’une garantie de risque de 200 millions de dollars le 3 juin. Un tel geste démontre à quel point ce projet de la société britannique GCM Resources ne respecte pas les normes écologiques et sociales. Les bailleurs de fonds de GCM Resources se retrouvent une fois encore pointés du doigt. En réponse à une lettre de la DB et de ses organisations partenaires envoyée l’année dernière, UBS et Credit Suisse ont précisé qu’une part non spécifiée des actions de GCM était mise à disposition des clients. Mais de telles excuses n’autorisent pas les banques à se soustraire à leurs responsabilités. Elles ont appris à travers les débats autour des fonds des dictateurs et de blanchiment d’argent que tous les clients ne sont pas acceptables. De la même manière, une banque ne doit pas traiter avec des entreprises douteuses, quand bien même elle n’agirait que comme intermédiaire. ![]() ------------------------------------
--- Mise en garde pour UBS et Credit Suisse: la banque asiatique de développement abandonne un projet à haut risque. La BAD a subitement annoncé son retrait par l’intermédiaire de son directeur de la division du secteur privé. Le conseil d’administration de la BAD avait pourtant prévu de se prononcer sur un crédit de 100 millions de dollars ainsi qu’une garantie de risque de 200 millions de dollars le 3 juin. Les raisons de ce retrait sont toutefois évidentes. Située dans l’une des régions les plus fertiles du pays et relativement épargnée par la mousson, la mine à ciel ouvert affecterait directement jusqu’à 350 000 personnes. La résistance locale contre le projet est très forte, provoquant un grave conflit avec les autorités. En août 2006, les forces paramilitaires ont ouvert le feu sur une manifestation réunissant 50 000 personnes, en tuant cinq et en blessant plus de 100. Les bureaux locaux de GCM ont ensuite été ravagés et leurs employés ont dû fuir Phulbari. Avec 11,6% de parts, UBS est le deuxième plus gros actionnaire de GCM Resources. Credit Suisse participe pour sa part à hauteur de 3,66%. Phulbari est le seul grand projet de la start-up GCM Resources. Le projet, qui prévoyait une mine de charbon à ciel ouvert atteignant jusqu’à 300 mètres de profondeur ainsi qu’un port pour l’exportation dans la forêt de mangroves des Sundarbans, elle-même classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, serait une catastrophe à la fois écologique et sociale. En réponse à une lettre de la DB et de ses organisations partenaires envoyée l’année dernière, UBS et Credit Suisse ont précisé qu’une part non spécifiée des actions de GCM était mise à disposition des clients. Mais de telles excuses n’autorisent pas les banques à se soustraire à leurs responsabilités.
Anne-Kathrin Glatz, responsable du dossier Finances internationales à la Déclaration de Berne, affirme que: «Les débats autour des fonds des dictateurs et du blanchiment d’argent ont poussé UBS et Crédit Suisse à exclure certains types de clients. De même, une banque ne doit pas traiter avec des entreprises douteuses, même en tant qu’intermédiaire.» Elle conclut: «Les milliards de pertes de ces derniers mois révèlent l’étendue des dysfonctionnements dans la gestion des risques financiers par les banques. Le soutien d’UBS et Credit Suisse pour GCM Resources montre que les banques continuent d’évaluer avec la même légèreté que par le passé les risques sociaux et écologiques que peuvent présenter des projets comme celui de Phulbari.»
L’UBS sponsorise à haute échelle ce massacre humain et écologique, elle encaisse les bénéfices et ne désire pas faire de commentaires, nous leur décernons donc cette année la palme de la médiocrité crasse du néolibéralisme. Par nos choix de consommation nous pouvons combattre ou être complices de tels agissements. C’est pourquoi nous vous proposons de boucler votre compte à l’UBS et d’en ouvrir un dans un établissement accordant plus d’importance aux critères éthiques qu’à la maximalisation des profits à tout prix, telle la Banque Alternative, la Banque Communautaire ou une banque régionale comme la Banque Raiffeisen.
Nous ne pouvons certes pas à quelques uns rapidement infléchir de manière significative cette course folle et destructive dans laquelle le monde est engagé, mais nous sommes tout de même responsables des choix que nous faisons dans notre manière de consommer au quotidien, et puis les quelques uns sont déjà des millions, la conscience collective grandit et le combat est engagé au niveau mondial. C’est une bonne nouvelle. Prenons des décisions aujourd’hui pour l’avenir, pensons global et agissons local, pensons développement durable. UBS, dès l’ouverture de tes guichets, je te quitte.
Les commentaires des lecteurs
Ajouter un commentaire
|