Accès à mon compte
Identifiant
Password
      
Accueil Boutique Echanges Portail Rencontres Infos Tourisme Inscription Blog



Le Coton BIOLOGIQUE selon IDEO

Acheter sur notre boutique: vêtements enfants en coton bio - Vêtements femme en coton bio

Des raisons écologiques évidentes

Les cultures du coton conventionnelles utilisent à elles eules 24% des pesticides vendus dans le monde alors qu'elles ne représentent que 2,4% de la surface agricole mondiale.

C'est la culture la plus polluante de la planète, on estime qu'elle contamine 25 millions de personnes chaque année et qu'elle pollue les sols, l'air, les eaux, provoquant une destruction pour des dizaines d'années de l'équilibre naturel.

Quelques exemples concrets:

1 la culture du coton traditionnel est notamment responsable de l'assêchement de la mer d'Aral par le détournement de cours d'eau et la pollution de ses fonds par les pesticides
2 107 produits actifs contenus dans les pesticides utilisés sur le coton seraient à l'origine de cancers chez les animaux et chez les humains
3 les premières victimes de la culture traditionnelle du coton sont les personnes qui travaillent et vivent à proximité des lieux d'exploitation qui sont sources de maladies de peau et d'empoisonnements parfois mortels. Certaines doses élevées de pesticides ont été retrouvées dans le lait maternel, causant des maladies infantiles et des malformations...

Cultiver bio possède avant tout un avantage économique pour les paysans indiens qui s'y mettent.

En effet, dans l'agriculture conventionnelle, les engrais, insecticides et autres pesticides coûtent très cher pour un petit paysan, et il est obligé de s'endetter à des taux usuriers pour les acheter avant la récolte.
Les prêteurs d'argent profitent du manque d'éducation des paysans pour pratiquer des systèmes de remboursement opaques qui, au final, aboutissent à des taux exhorbitants.
Si un paysan ne peut plus rembourser, il prend alors le risque de perdre sa terre, et de devoir s'exiler dans un bidonville de la grande ville la plus proche.

Dans le bio, on apprend au paysan à fabriquer lui-même ses engrais et pesticides à partir d'éléments qu'il possêde déjà: urine de vache, décoction de plantes, lait fermenté, etc... Ce qui évite de recourir à l'endettement. Ainsi, bien que le bio demande plus de temps au cultivateur, au moins celui-ci est à l'abri de la banqueroute.
De plus, en culture bio, les sols ne s'apprauvissent pas, et le paysan n'est pas obligé de mettre sans cesse plus d'engrais (et donc de dépenser plus d'argent) pour obtenir la même récolte. Et, lors de la récolte, le coton biologique est acheté légèrement plus cher que le coton conventionnel.
Au final, la culture bio est une bonne opération économique pour les petits cultivateurs de coton.

Champs de coton biologique

Histoire et description:
Le projet concerne environ 400 familles de paysans et date de 1997, dans la région du Madhya Pradesh en Inde. Les créateurs du projet sont de religion Jaïn.
Cette religion interdit à ses fidèles d'attenter à toute vie, y compris celle des insectes. Or, comme ils possédaient des terres dans la région, ils ont décidé de se lancer dans la culture biologique, et d'encourager les paysans autour d'eux à faire de même. La plupart de ces derniers sont de petits cultivateurs possédant moins de 1 hectare de terre. Beaucoup sont d'origine aborigène (Adivasi).
L'organisation familiale fédère ces petits paysans, leur achète le coton et les conseille dans la culture bio.

Commerce équitable:
Cette organisation offre des formations gratuites aux paysans afin de les soutenir dans la culture biologique. Ils conseillent également les paysans conventionnels qui souhaitent passer au bio. Aux paysans les plus démunis, ils offrent des cuves à biogas, qui extraient du gaz de cuisson de la fermentation du fumier, et permettent de lutter contre la déforestation et d'économiser une heure de travail par jour pour les femmes.
Plus globalement dans la région, ils construisent des barrages qui servent à tous, pas uniquement aux paysans bio.

Ecologie:
Le but même de l'organisation est d'encourager la culture biologique. Aujourd'hui, elle a une nouvelle mission majeure: la lutte contre l'expansion des cultures OGM dans la région.

L'impact d'Ideo:
Lors de notre dernière visite en juillet 2005, nous nous sommes engagés auprès d'eux pour lutter contre l'expansion des cultures OGM.
Nous n'avons pas encore défini les meilleurs moyens de nous impliquer, et pourrons certainement vous donner plus d'informations au cours de la saison sur le site Internet. Nous pourrions soit financer l'édition de brochures d'information pour les paysans, soit participer à la construction de barrages, ou encore permettre l'augmentation des salaires des journaliers dans les champs.

Aujourd'hui le coton OGM est une vraie menace pour la culture BIO

En Inde, comme ailleurs, de plus en plus de paysans se mettent à la culture du coton OGM.

Tout d’abord, disposant de moyens financiers colossaux, les firmes commercialisant ces semences font énormément de publicité dans les zones rurales, sous forme d’affiches, de rencontres avec les paysans, mais aussi en construisant des puits et des hôpitaux.

Face à cela, les défenseurs de l’agriculture biologique ne peuvent pas grand chose car leurs moyens financiers sont sans commune mesure. Ils construisent des barrages, des cuves de fermentation, éditent des brochures d’information sur la réalité des OGM, mais, faute de moyens, leur action reste circonscrite à une zone restreinte.

Ensuite, la première année, les cultures OGM ont un rendement qui est le double de celui des cultures biologiques. En réalité, le rendement des OGM baisse chaque année car les sols s’épuisent très vite, et le rendement des cultures bio augmente chaque année car les sols s’enrichissent. Néanmoins, les premières années de leur introduction, bien qu’elles soient onéreuses, les semences OGM apparaissent comme très attractives pour les paysans.

Les organisations de promotion du bio ont du mal à s’opposer à cette logique court terme pour montrer les dangers à long terme des OGM, face à des paysans qui ne sont pas sûrs de pouvoir nourrir leur famille le mois prochain.

Et enfin, les semenciers OGM mettent en avant le faible besoin en main d’œuvre des OGM puisque, selon eux, les plantes poussent et se défendent toutes seules.
Les organisations bio tentent de montrer aux paysans qu’il vaut mieux passer du temps dans son champ plutôt que de s’endetter pour acheter des OGM, et de risquer la faillite financière en cas de mauvaise récolte.

Il est donc très important d’apporter notre soutien aux organisations indiennes de promotion du coton biologique. Dès 2006, Ideo financera l’édition de brochures d’information sur les OGM. Deux étudiantes en agronomie vont passer 5 mois sur place pour appuyer l’action de notre partenaire auprès des paysans et définir des actions pour contrer les promoteurs des OGM.

Une course en avant
Le problème, c’est que les récoltes OGM deviennent de moins en moins bonnes au fur et à mesure du temps. La terre s’appauvrit, les insectes deviennent résistants, de plus en plus d’engrais sont nécessaires, et le coton récolté n’a plus la même qualité. On se retrouve alors dans une situation pire qu’avec la culture conventionnelle : non seulement le paysan doit s’endetter comme avant pour acheter des engrais et irriguer, mais il doit maintenant payer le brevet sur les semences OGM et les racheter chaque année.

Pour répondre à cela, l’an prochain, Monsanto lance le coton Ct, qui, paraît-il, devrait donner des récoltes encore meilleures … Jusqu’à ce que les sols s’épuisent totalement et que les insectes deviennent résistants. Ils lanceront alors probablement une version Dt !

On est donc dans une logique uniquement court terme. Il est facile de faire miroiter des perspectives d’enrichissement rapide à des paysans pauvres depuis des générations et peu éduqués. Lorsque nous leur expliquons les risques à long terme, cela ne répond pas à leur préoccupations immédiates. Ce sont des gens habitués à vivre au jour le jour, car personne ne sait ce que l’avenir réserve.

D’autres problèmes
Saviez vous que 70% d’un plant de coton est en fait utilisé comme fourrage pour les animaux et pour faire de l’huile de graine de coton ? Ce qui rend caduque l’argument qui dit que le coton n’étant pas ingéré, le fait qu’il soit OGM ne porte pas à conséquence. Sans parler des données connues comme la dissémination dans la nature et l’impossibilité de revenir en arrière.

Bonne nouvelle… Quand même !
Face à cette situation, le gouvernement indien vient d’interdire la vente de certaines semences OGM dans les états les plus touchés par le manque d’eau. Espérons que cela fera réfléchir les paysans qui pensent à se lancer dans l’OGM.










Acheter sur notre boutique: vêtements enfants en coton bio - Vêtements femme en coton bio