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Roundup® : révélations du MDRGF

roundup: révélations du MDRGF

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Le MDRGF prouve que les formules de 2 Roundup® déposées au Ministère de l’Agriculture ne correspondent pas aux formulations des produits vendus.

Suite à des analyses effectuées à la demande du MDRGF et de Jacques Maret concernant 2 formulations de Roundup® (RU), les résultats attestent de failles dans la mise sur le marché de ces RU.

 

Rappel des faits. Le 16 juin 2009. Le MDRGF et J. MARET (agriculteur) demandent, sur la base d’études scientifiques, au Ministre de l’Agriculture d’abroger les autorisations de mise sur le marché (AMM) pour trois formulations de Round Up® : Express, Extra et GT Plus (les « RU »).

Le 18 octobre 2009. Le MDRGF et J. MARET attaquent devant le Conseil d’Etat le refus tacite du Ministre d’abroger les AMM par une requête fondée notamment sur l’absence de prise en compte du POEA présent dans les RU comme « substance active (cette substance POEA n’étant considérée que comme un adjuvant).

Réponse du Ministre : Pas de POEA dans les dossiers de demande d’AMM ! Début octobre 2009. Les plaignants (MDRGF et J. Maret) reçoivent enfin un courrier de réponse de Monsieur Bruno LEMAIRE, Ministre de l’Agriculture, daté du 14/10/2009 qui affirme que dans les « dossiers de demande d’autorisation de mise sur le marché des produits en cause [les trois Roundup] (…), aucune des préparations susmentionnées ne contient de POEA ».

Expertises et révélations ! Octobre - Novembre 2009. Le MDRGF et J. Maret font faire des analyses sur 2 de ces RU (Express et GT plus) pour vérifier ces propos par deux laboratoires distincts. Ces résultats contredisent formellement le Ministre en confirmant la présence de POEA dans les 2 Round Up® testés ! Ces résultats montrent que la composition réelle de ces 2 Round Up® commercialisés ne correspond pas à la composition intégrale figurant dans les dossiers des demandes d’AMM.

Encore plus fort !! En outre, les analyses réalisées par l’un des laboratoires montrent des différences de composition chimique entre deux échantillons du RU Express (ayant le même numéro d’AMM) et également entre deux échantillons du RU GT PLUS (même numéro d’AMM mais dates d’AMM différentes).

«Les analyses que nous avons fait faire témoignent de la présence du POEA dans les 2 round up testés, contrairement aux informations transmises par le ministre de l’agriculture. Les 2 Round Up® commercialisés ne correspondent donc apparemment pas aux formules déposées et homologuées par les services du ministère du l’agriculture. Cette situation n’est pas acceptable ! » déclare F. Veillerette, Président du MDRGF qui demande « le retrait immédiat de la commercialisation de ces 2 round up ».

« Nos analyses montrent également une différence de composition de 2 Roundup pour des formulations ayant le même numéro d’AMM. Cela ne devrait pas être le cas puisque à un numéro d’AMM doit correspondre une formulation. Il faudra que l’Afssa et le ministre donnent des explications sur ces incohérences. » ajoute J. Maret.

« Nous étudions actuellement la possibilité d’entreprendre des actions en justice » concluent-ils.

Plus d’infos sur le site du MDRGF :

http://www.mdrgf.org/newsRU.html

Victime des Pesticides: pris au Lasso

 

Victime des pesticides

victime des pesticides

Pris au Lasso

(Article de Libération du 27 décembre 2008)

 

Paul François. Gravement malade suite à l’inhalation d’un désherbant, ce céréalier de Charente s’apprête à poursuivre en justice le fabricant américain Monsanto.

L’accident a changé sa vie. Il faisait chaud, ce 27 avril 2004, près de Ruffec, dans ce coin de Charente du Nord, où Paul François, céréalier de 44 ans, cultive 240 hectares de terres. Blé, maïs et colza. Le gaz a surgi de la cuve, un récipient en résine posé sur un tracteur bleu. Les ailes déployées, l’engin ressemble de loin à une grosse libellule. Le «pulvé» permet de traiter les champs sur trente mètres de large. La cuve était restée exposée en plein soleil. Paul voulait vérifier qu’elle était bien «rincée». Il n’a pas fait la bonne manip. «Une odeur très forte est sortie, qui m’a chauffé tout le corps.» Paul a été littéralement gazé par le monochlorobenzène. Une molécule qui entre dans la composition du désherbant qu’il utilise pour traiter ses champs, le Lasso. Paul est rentré chez lui prendre une douche. Son état s’est dégradé. Après, ce sont ses proches qui lui ont raconté. Depuis, Paul n’est guère remonté sur son tracteur.

Au début du mois de novembre, après une longue bataille, le tribunal des affaires sociales (TASS) d’Angoulême a reconnu le lien entre la maladie, qui le frappe depuis quatre ans, et l’inhalation du désherbant. Le 1er décembre, l’organisme de sécurité sociale agricole a fait appel du jugement. L’année prochaine, Paul devrait ferrailler contre Monsanto, le fabricant du Lasso, devant le tribunal de grande instance de Lyon. Epaulé par François Lafforgue, avocat d’un cabinet qui s’est illustré dans des affaires de santé publique et de maladie professionnelle : amiante, légionellose… «Il a fallu surmonter beaucoup d’obstacles pour qu’on puisse caractériser le lien», dit l’avocat. Les obstacles, Paul François les écarte méthodiquement, même s’il a conscience de s’attaquer à gros. A l’écouter, on se dit que le conglomérat américain Monsanto n’a pas eu de chance de tomber sur un gars comme lui.

Chemise et lunettes noires, on pourrait le confondre avec un citadin. «Je ne me reconnais pas dans le terme d’”agrimanager”», souffle-t-il. Chez lui, on est loin des personnages campés dans la Vie moderne de Depardon. Pas la tête du paysan typique qui nous ramène tous à nos origines. Ce cinquième d’une famille de six enfants, à la scolarité difficile, est le seul à travailler dans la partie. Il a repris l’exploitation gérée par son père. Il est presque gêné par le chemin «boueux» qui mène à sa maison. Dans son bureau, pas grand-chose pour rappeler la ferme. Un ordi, et, affiché au mur, un plan de ses terres.

Paul François est atypique dans le milieu rural. «Il a parlé pour ceux qui ne parlent pas»,dit sa sœur Marie. «Pendant très longtemps, les agriculteurs ne souhaitaient pas qu’on évoque leurs problèmes de santé pour qu’on ne les traite pas de pollueurs», rapporte un spécialiste. Pas lui. Quand le réalisateur Jean-Paul Jaud, auteur de Nos enfants nous accuseront, un documentaire qui évoque l’empoisonnement des campagnes par la chimie agricole, l’invite pour l’avant-première à Paris, il n’hésite pas. «Il a expliqué son action. C’est un acte citoyen et exemplaire. Si lui peut le faire, tout le monde peut le faire», dit le réalisateur.

La maladie, Paul la détaille, comme pour mieux la combattre. Pourtant, l’écouter dresser la liste des affections dont il a souffert a de quoi vous tourner la tête. D’abord l’amnésie, l’insuffisance respiratoire, les problèmes d’élocution. Cinq semaines après l’accident apparaissent les vertiges. Cinq mois après l’inhalation, il a des absences sur sa moissonneuse-batteuse. «Je n’étais pas cohérent dans mes propos. Mes proches ne me reconnaissaient plus, je devenais irritable. Le matin, je donnais des consignes qui n’étaient pas celles du soir.» Son état empire. Il tombe à plusieurs reprises dans le coma. C’est sa femme, une ancienne infirmière «tenace» , qui pousse les médecins à faire analyser des échantillons d’urine et de sang. Ils trouvent, pratiquement un an après l’accident, du chlorophénol. «On est censés ne pas en avoir», dit Paul.

Le corps médical rechigne à établir le lien avec l’inhalation du Lasso. Les médecins pensent plutôt dépression. Au début, il accepte l’idée. Le centre antipoison refuse de le recevoir. Un médecin le soupçonne de se «droguer». «Cela l’a mis en colère», explique un scientifique. «Je voyais autour de moi une suspicion malsaine», dit Paul. Heureusement, des experts trouvent son cas étrange, lui viennent en aide, l’aident à rédiger ses conclusions. «Il était tout seul, isolé», raconte le toxicologue Henri Pézerat. Sans cette main tendue, ces chercheurs qui ont pris sur «leur temps personnel», il ne sait pas où son combat en serait aujourd’hui.

Comment va-t-il maintenant ? Immunodéficient, il a fait trois septicémies depuis le début de l’année. «Je m’estime coriace», assure-t-il. On lui demande s’il craint pour l’avenir. Il répond : «Un médecin m’a dit : “Vous devriez déjà être mort.”»

Depuis le jugement, il a découvert la puissance des médias capables de lui trouver une place dans un train complet rien qu’en claquant des doigts, ou saturer son portable d’appels. «Je me suis dit, il faut vite que je revienne sur ma ferme. Il faut rester lucide.» Dans la rue, à Ruffec, on le reconnaît, le félicite. Il se fait chambrer, aussi. Répond la même phrase : «Je ne suis pas passé à Qui veut gagner des millions.» Il souhaite pouvoir toucher d’autres agriculteurs qui souffrent des mêmes maux mais n’osent pas se battre.

Paul François est un pur produit de l’agriculture intensive. Il rappelle dans quoi il a baigné : «Nos parents ont donné l’indépendance alimentaire à l’Europe dans les années 70 et ils l’ont fait grâce à la chimie.» Mais il en est persuadé : «Si les firmes voulaient jouer le jeu, on pourrait utiliser les produits phytosanitaires sans faire courir de grands risques à l’environnement.» Son engagement ? Son père était, comme lui, un type «débrouillard, toujours en recherche, et pas à s’installer dans un truc», comme dit sa sœur Marie. «Il a un regard assez avant-gardiste, l’esprit ouvert, battant», dit le maire de Ruffec. Et il a des aïeux vendéens, des gens qui, selon Marie, se révèlent dans l’adversité. Vice -président de la communauté de communes, plutôt centre droit, il a repris la charge «environnement», se bat désormais pour faire respecter l’assainissement. Il a toujours voulu éviter toute récupération syndicale, «dépolitiser» son problème. Mais il l’assure : «Si on continue à exploiter nos terres avec de plus en plus de produits chimiques, on va dans le mur.» Il ne veut pas entendre le discours : «Tu as été empoisonné, tu devrais faire de l’agriculture bio.» Avant son accident, il utilisait déjà la rotation des terres, qui «fait du bien au sol» ; récupérait du fumier. Il compte aussi se mettre au trèfle. Et quand vous le quittez, il dit qu’il a promis à sa famille et à des amis d’être là tôt ce soir, pour préparer un pot-au-feu.

Avant l’accident, il était bon vivant. Il a un peu repris du poil de la bête. Il a deux filles, de 13 et 17 ans, qui pourraient gérer l’exploitation dans une démarche de développement durable. Son père Alphonse, 81 ans, ancien syndicaliste, observe sa lutte de loin. Il est, dit Paul, «fier de mon combat, inquiet pour ma santé».

 

Retrouver l’article sur le site www.victimes-pesticides.org/ 


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Victimes des pesticides: aides et infos

Campagne pour les victimes des pesticides

Le MDRGF et HEAL lancent une nouvelle campagne pour venir en aide aux victimes des pesticides.

L’utilisation des pesticides vous empoisonnent la vie ?

Alors le site www.victimes-pesticides.org/ est fait pour vous.

Ce site a mis en place une campagne de soutien aux victimes d’expositions professionnelles, résidentielles et collectives aux pesticides.

Que vous soyez professionnel, particulier ou collectivité, vous y trouverez des conseils, des témoignages, une cartographie permettant de localiser des cas similaires au vôtre, ainsi que de nombreuses études scientifiques et des données sur la législation en vigueur sur les pesticides, les recours juridiques possibles avec des conseils d’un avocat et des liens pour approfondir ces sujets…

 

campagne de soutien aux victimes des pesticides

Assignation en justice du MDRGF par des producteurs de raisin : suite

Bio-ethic soutient le MDRGF

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Le MNDGF assigné en justice: suite
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Lettre ouverte de soutien de la Confédération paysanne au MDRGF . 17 06 09

Monsieur le Président,

Le MDRGF que vous présidez a publié le 24 novembre 2008 une enquête sur les résidus de pesticides contenus dans le raisin de table. Suite à cette parution, votre association a fait l’objet d’une assignation en justice par la Fédération Nationale des Producteurs de Raisin de Table (FNPRT) sur le fondement du dénigrement de la production de raisin de table.

La Confédération paysanne répond, par la présente, favorablement à l’appel à soutien que vous avez lancé en mai 2009.

La Confédération dénonce particulièrement les points suivants :
- L’assignation faite à une association telle que le MDRGF qui n’a d’autre intérêt que l’intérêt
général, constitue une atteinte au droit à l’information
- La demande financière associée à l’assignation constitue une double provocation en ce sens qu’elle ne correspond en rien à une indemnisation éventuelle d’un préjudice à la production mais vise, par son montant (500 000 €) à empêcher l’association d’exercer son activité propre.
-
De plus, la réduction de l’usage des pesticides (puis, à terme, l’arrêt de cet usage) constitue une priorité essentielle mais elle doit être soutenue et accompagnée en termes de moyens par les pouvoirs publics ; ces derniers doivent mettre en œuvre, par la recherche publique réellement soutenue financièrement, une politique volontariste basée sur la protection des cultures sans effet à long terme sur la santé des consommateurs et des applicateurs. Les paysans sont prêts à prendre toute leur place dans le processus de réduction et d’accompagnement vers la fin de l’usage des pesticides, ce qui ne saurait dispenser l’Etat de prendre toute sa responsabilité dans ce travail.
Il est nécessaire et urgent de former les paysans à des méthodes alternatives à l’usage des pesticides et de s’appuyer sur les fondements de l’agronomie : préservation de l’équilibre des sols, rotation des cultures, choix de variétés résistantes… En plus de la recherche, l’Etat doit donc soutenir les organismes de formation.

L’objectif et la fierté du paysan sont d’offrir à ses concitoyens une alimentation de qualité, bonne et saine, exempte de produits toxiques. Ce procès vous est intenté par une organisation (FNPRT) qui, comme d’autres de la même mouvance, refuse la remise en cause de l’usage des pesticides.

La Confédération paysanne propose de rencontrer le MDRGF rapidement afin d’échanger sur les façons les plus effectives de trouver une issue favorable à cette affaire.

Très sincèrement,

Philippe Collin, porte parole de la Confédération Paysanne
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