Grippe A: premiers dysfonctionnements d’un canular d’envergure

Canular Grippe A

Jeudi 29 novembre 2009, télé-matin sur France 2 , on commence par nous dire que la grippe A prend de l’ampleur….puis, un peu plus tard, on nous annonce un article paru sur le Parisien, qui dénonce les “liaisons dangereuses entre l’état et les laboratoires”, “l’opacité des contrats”, notant et portant à la connaissance de tous que “le groupe d’expertise et d’information sur la grippe (Geig), qui conseille régulièrement le ministère de la Santé, est «financé à 100% par les laboratoires producteurs du vaccin contre la grippe»”.

Voir l’article du Parisien

Egalement, dans “La dépêche” du 30 octobre, on nous apprend: “Grippe A : entre Gérard Bapt et Roselyne Bachelot, ça tousse”.

Un vif échange a opposé hier à l’Assemblée nationale Gérard Bapt (député PS de Haute-Garonne) à Roselyne Bachelot, après que le rapporteur spécial du budget de la Sécu eut trouvé porte close au ministère de la Santé, où il voulait vérifier les contrats sur les commandes de vaccins anti-grippe H1N1.

Comme l’y autorise sa fonction, M. Bapt s’est rendu en début d’après-midi pour juger «sur place et sur pièce» après avoir prévenu les collaborateurs de la ministre de sa venue. «Je demande à consulter ces contrats, le fait qu’on semble vouloir me les cacher semble confirmer l’article du Point» daté de jeudi qui dénonçait leur opacité, «auquel cas ce serait particulièrement inquiétant», a-t-il lancé à Mme Bachelot. «N’allez pas chercher les problèmes où il n’y en a pas, les contrats sont chez l’adjudicateur, ne faites pas de mauvais procès», a répondu la ministre.

Voir l’article de La Dépêche

Allons allons, bientôt nous apprendrons que la grippe A n’était en fait qu’un vaste canular, destiné d’une part à remonter la rentabilité des labos mis à mal par l’ampleur des génériques, et d’autre part à effrayer les populations, afin que ce brave citoyen ne pense pas à autre chose.

Grippe A: les conseils de Bio-ethic

Grippe A: les conseils de Bio-ethic

Grippe A: les conseils de Bio-ethic

Bon, vous le savez, nous n’allons rien vous apprendre, paraît qu’il y a une grippe qui court. Cela doit faire maintenant à peu près 5890 fois en 6 mois qu’on nous le rabâche: il y a une épidémie - une pandémie - de grippe A hachin ennin (c’est exactement çà qu’on entend, comme “hachuinun”, ou …).

C’est tellement répété, insisté, cela devient du matraquage. Ils chercheraient à nous persuader qu’il y a vraiment un danger qu’ils ne s’y prendraient pas autrement.

Curieusement, tout un tas de gens concernés, notamment des médecins, spécialistes, chercheurs, essaient de dédramatiser et de nous dire de ne pas nous affoler, que les moyens mis en oeuvre sont exagérés….rien n’y fait. Cela va croissant: hospitalisations d’urgence, écoles fermées, campagnes de vaccination programmées.

On voudrait nous faire peur pour qu’on ne pense plus à la crise, peut-être ?

Ou pour qu’on ne s’affole pas devant l’explosion de cas de cancers que l’on observe depuis quelques mois ?

Alors suivez les conseils de Bio-ethic :

- Eteignez téléviseurs et radios

- Ne lisez plus aucun journal, aucune revue

- Coupez votre téléphone portable

- Ne parlez à quiconque de la grippe, chassez-la de votre esprit…

Et là, vraiment, vraiment, vous serez tranquilles !!!

 
 

Bidoche, l’industrie de la viande menace le monde

Bidoche, l'industrie de la viande menace le monde

Bidoche, l'industrie de la viande menace le monde

Fabrice Nicolino publie le 7 octobre prochain un livre passionnant et préoccupant sur l’industrie de la viande. Jamais lu ? En tout cas, jamais écrit. Ce livre sur la viande est rempli de très nombreuses révélations sur un univers que personne ne souhaite voir de près. La France a connu après 1945 une révolution de son régime alimentaire qui n’a rien de naturel. Elle consommait peu de viande, elle en « bouffe » des millions de tonnes chaque année.

Qui a voulu ce complet bouleversement ? Les jeunes « technocrates » autour de De Gaulle, après 1958, mais aussi les pontes de l’Inra, un institut public au service direct des intérêts industriels. Ce livre raconte la genèse d’un changement radical, et met des noms sur des actes. Joseph Fontanet, François Missoffe, Edgard Pisani, Edgar Faure, du côté des politiques, suivis par Henri Nallet, Édith Cresson, Michel Rocard quand la gauche a pris le pouvoir en 1981. Raymond Février et Jacques Poly du côté des chercheurs et des techniciens. Tous ont été au service de la bidoche.

Ensemble, ils ont imposé que la France devienne un immense hachoir à viande qui abat chaque année plus d’un milliard d’animaux domestiques. Des animaux traités comme des bêtes, parqués dans le noir, entravés, farcis d’antibiotiques et d’hormones qui mettent en péril la santé humaine.

Nul n’a jamais parlé ainsi des dangers gravissimes que représentent le MRSA, le MAP, et toutes ces maladies émergentes qui donnent des sueurs froides aux autorités sanitaires.

La situation est-elle hors de contrôle ? Oui. Ce livre révèle que la panique a gagné quantité de bureaux officiels. Et comment l’élevage industriel cherche à masquer des vérités affolantes. Qui sait en France que l’élevage mondial émet plus de gaz à effet de serre que la totalité des transports humains, automobiles, bateaux et avions compris ? Qui sait que notre bétail est nourri par du soja transgénique venu du Brésil, grand responsable de la déforestation en Amazonie ? Qui reconnaît que les demandes chinoise et indienne de viande seront impossibles à satisfaire dans quelques années, faute de sol et d’eau ? Qui ose écrire que la demande globale de viande industrielle conduit tout droit à de nouvelles et tragiques famines de masse ?

Si la France est à ce point sourde et aveugle, c’est que l’agriculture industrielle y fait la loi depuis 1945. Un lobby d’une puissance exceptionnelle s’est installé au cœur même de l’État et ne cesse d’empêcher toute évolution qui remettrait en cause les places et rentes acquises. Ce livre plonge au cœur des mystères et attaque sans hésitation le noyau dur de ce lobby. En donnant des noms : Serge Michels, Louis Orenga, Thierry Coste. Enivrés par un pouvoir sans frein, les défenseurs de la bidoche ont plongé la France dans une crise globale dont elle n’est pas près de sortir. Sauf si. Sauf si le mouvement des consommateurs décide de s’attaquer enfin aux immenses intérêts, visibles ou masqués, de la viande industrielle. Une viande qui est devenue l’ennemi de l’homme.

Fabrice Nicolino est journaliste. Il est l’auteur notamment de Pesticides, révélations sur un scandale français ( 2007) vendu en grand format à 35 000 exemplaires. Consulter son blog.

Références : Bidoche de Fabrice Nicolino - Editeur : Editions LLL, les liens qui libèrent - Date de parution : 7 octobre 2009

Traitement du maïs en Rhone-Alpes: nouveau risque de crise sanitaire…

traitement du maïs par épandage de deltaméthrine en Rone-Alpes

Traitement du maïs par épandage de deltaméthrine en Rhone-Alpes

Traitement de la chrysomèle du maïs par épandage de deltaméthrine en Rhône-Alpes : un nouveau risque de crise sanitaire et environnementale?

Alors qu’un champ de maïs situé dans l’Ain a été touché par une infestation de la chrysomèle du maïs et doit faire l’objet d’un épandage aérien massif d’insecticides, le WWF-France, le MDRGF (Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures) et la Mairie de la commune de Leyment redoutent des répercussions sanitaires et environnementales de ce traitement.
Cela fait maintenant quelques années que la chrysomèle, coléoptère dont la larve se nourrit des racines de maïs, est apparue sur le territoire français. Force est de constater que les luttes pesticides n’ont eu aucun impact sur cette espèce invasive. Devant une généralisation des alertes en France (Alsace, Bourgogne, Rhône-Alpes), le WWF-France et le MDRGF demandent à ce que des méthodes non chimiques et donc non polluantes et sans impacts potentiels sur la santé humaine soient appliquées.
« Alors que les épandages de pesticides par voie aérienne sont interdits en France, il est surprenant qu’une telle solution soit envisagée sur une parcelle de Maïs proche d’habitations et d’une ressource en eau potable. La question du risque sanitaire pour les riverains est entière, il faudrait à minima évacuer les populations à risque » précise Cyrille Deshayes du WWF France.
Le produit principal utilisé est la deltaméthrine qui est classé Toxique (T) et dangereux pour l’environnement (selon la base institutionnelle Agritox). Pourtant la législation sur les épandages aériens de mars 2004 interdit dans son article 5 l’utilisation des substances T ou T+ (Très Toxique) au sens de l’article L.5132-2 du code de la santé publique. « L’utilisation de ces produits ne peut se faire au vu de leurs caractéristiques de toxicité et du fait que ses substances soient aussi classées comme Perturbateur Endocrinien par l’Union Européenne. Quel serait le prix à payer d’un point de vue sanitaire et quel bénéfice réel ? » s’interroge François Veillerette, Président du MDRGF. En effet, la lutte chimique n’a rien prouvé sur les campagnes puisque la chrysomèle gagne toujours du terrain. L’agriculture se borne à une dépendance chimique alors que des solutions agronomiques alternatives existent.

« La seule solution à long terme reste donc la rotation des cultures» précise Cyrille Deshayes. Le WWF et le MDRGF demandent donc aux Préfectures de revoir immédiatement leurs plans de lutte locaux, pour gérer cette crise et demandent au Ministère de l’Agriculture d’imposer la
rotation de la culture de maïs sur l’ensemble du territoire national pour la campagne 2010.

Le fondateur de la revue ‘The Ecologist’ vient de décéder

theecologist

The ecologist

Edward Goldsmith , le fondateur de la revue ‘The Ecologist’ vient de décéder
à l’âge de 81 ans vendredi 21 août au matin, en Toscane.

Le MDRGF rend un hommage ému à cet écologiste visionnaire né à Paris en 1928 d’une mère française et d’un père anglais, il crée en 1969 la revue The Ecologist, revue phare de la pensée écologiste internationale puis L’Ecologiste, son édition française, en 2000.

Parcours. Il est le co-fondateur de l’association « Survival International » en 1968 consacrée à la défense des peuples indigènes. Il participe à la création du Green Party en Angleterre (1974), aux premières campagnes des écologiste français (1974-1977), au premier sommet international sur l’environnement de Stockholm (1972)…

Pendant près de trente ans, il bloque des chantiers de construction de centrales nucléaires, organise des campagnes contre la déforestation ou la construction de grands barrages en Inde, contre la Banque Mondiale ou la FAO, édite une quinzaine de livres, écrit des centaines d’articles, organise partout sur la planète des actions afin de lutter contre la dégradation de la planète et des conditions de vie de ses habitants.

En 1972, il publie A blueprint for survival traduit en français sous le titre Changer ou disparaître, ouvrage qui fut un bestseller traduit en 16 langues et à l’origine de bien des vocations d’écologistes. En 1990, il publie Rapport sur la planète Terre aux éditions Stock puis 5 000 jours pour sauver la planète.

Le défi du XXIème siècle. Les conclusions et l’expérience de toutes les années d’étude et de combats de cet activiste sont parus sous la forme d’un manifeste de l’écologie intitulé Le défi du XXIème siècle - une vision écologique du monde aux éditions du Rocher en 1994 et réédité en juin 2002 sous le titre Le Tao de l’écologie. En 1996, il a dirigé avec Jerry Mander un autre ouvrage essentiel rassemblant les contributions d’une trentaine de personnalités internationales actives dans le domaine de l’écologie dont Ralph Nader, Wendell Berry, Jeremy Rifkin, Herman Daly, Vandana Shiva , Wolfang Sachs…, ouvrage disponible en anglais : The case against global economy et en français sous le titre Le procès de la mondialisation (Fayard, 2001). Teddy Goldsmith a également dirigé la publication d’un ouvrage collectif Le Piège se referme (Plon, mai 2002). Intellectuel et militant, il a reçu en 1991 le Prix Nobel Alternatif, le Right Livelihood Award et en 1992 la légion d’honneur.

Hommage à un brillant intellectuel. La pensée écologique de ce brillant intellectuel restera un phare pour de nombreux écologistes à qui il a fait comprendre l’importance des systèmes et aussi la nécessité d’apprendre de l’expérience des peuples indigènes. Son action l’a également toujours porté à aider les organisations écologistes militantes. Le MDRGF s’associe aujourd’hui à l’hommage qui lui est rendu et salue la mémoire de ce très grand Monsieur de l’écologie. Merci Monsieur Goldsmith pour votre combat qui est pour nous une source d’inspiration irremplaçable.

le site de l’Ecologiste : http://www.ecologiste.org/

le site de The Ecologist : http://www.theecologist.org/

Vive les vacances…!

tourisme

Bio-ethic en Périgord

Bon, bien sûr, ici en Périgord, nous sommes toujours plus ou moins en vacances !

C’est ce que pensent les gens qui sont de passage chez nous, et c’est également ce que nous ne sommes pas loin de penser chaque fois que nous prenons le temps de regarder notre environnement local, c’est à dire plusieurs fois par jour.

Alors vive les vacances !

Celles des autres !

Et nous, avons-nous vraiment envie de partir ?

Avons-nous vraiment envie de ressembler à tous ces touristes que nous croisons sur nos routes, dans leurs gros 4×4 climatisés, Monsieur au volant derrière ses lunettes noires, Madame à ses côtés, fière de son mec à lunettes noires et de sa belle auto.

Oh, ils ne sont pas tous aussi formatés, les touristes. Il y en a aussi de sympas, qui se balladent à pied, à vélo ou à cheval. Qui discutent avec l’habitant. Qui vont voir des lieux insolites. Qui n’essaient pas de retrouver leurs voisins de pallier sur les parkings et aux caisses des hauts lieux touristiques, ou dans les supermarchés du coin. Qui ne se pressent pas dans les restos et les magasins pour touristes, ouverts justement les 2 mois d’été par des … touristes (des étrangers, quoi! Des parisiens ou quelque-chose comme ça).

Elle est si belle, notre région. Si préservée. Si vraie, avec une nature si sauvage, si intense.

Alors il faut nous pardonner. Quand nous partons en rando, et que sur nos petites routes nous sommes pollués par des hordes de grosses voitures avec des gens pas sympas à l’intérieur, alors là, oui, vraiment, nous avons les boules !.

Nous pensions que les touristes qui sortent en hordes se concentraient sur les plages méditerranéennes. Horreur ! Ils arrivent chez nous !

Et ça, c’est à l’image de ce qui se passe sur la planète: les hommes se ruent en masse tous au même endroit. Et attirent les marchands du temple.

Asinus asinum fricat !

Et vivement l’hiver ! Ils seront tous au ski !

 
Bio-ethic en Périgord

Bio-ethic en Périgord

Bio-ethic en Périgord

Qui veut la peau du Bio ?

Qui veut la peau du bio ?

Qui veut la peau du bio ?

Etude anglaise comparant aliments Bios et non Bios

Les révélations du MDRGF reprises dans la presse ! En plus des 2 articles ci dessous, les révélations du MDRGF ont aussi déjà été reprises par France Info et Europe 1…

Le bio c’est bon pour l’environnement et peut-être aussi pour la santé

AFP 06.08.09 | 12h04

Le bio, c’est bon pour l’environnement, mais aussi pour la santé, assurent les défenseurs des produits issus de l’agriculture biologique, bien que les bienfaits pour la santé soient plus difficiles à prouver scientifiquement.

Une étude britannique a relancé le débat en suggérant que l’avantage nutritionnel des aliments naturels, produits sans fertilisants ni pesticides, était négligeable. Les produits bios ne sont pas plus sains que les aliments ordinaires, leur apport nutritionnel étant assez similaire, ont estimé des chercheurs de l’Ecole d’hygiène et de médecine tropicale (LSHTM) de Londres dans cette étude publiée dans le Journal américain de nutrition clinique.

Pour le Professeur Alan Dangour, principal auteur de l’étude, “il n’y a actuellement aucune preuve” justifiant de privilégier les produits bios sur les autres pour leur apport nutritionnel. “Mais il est également clair que la qualité des preuves rassemblées pour aboutir à ce jugement est faible”, fait remarquer le prestigieux journal médical britannique The Lancet dans sa dernière édition.

Pour cette méta-analyse, les chercheurs britanniques ont en effet brassé quelque 90.000 études scientifiques parues depuis 50 ans, en ont sélectionné 162 mais n’en n’ont finalement retenu qu’un tiers, considérées comme satisfaisantes, souligne The Lancet. En France, le MDRGF, une association qui se bat contre les pesticides, estime que l’étude britannique est “tronquée” car elle est basée sur 55 études seulement, choisies parmi les 162 retenues.

Or l’analyse de ces 162 études “fait apparaitre des différences significatives favorables aux aliments bios pour 6 catégories de nutriments importants”, affirme François Veillerette, président du Mouvement pour les droits et le respect des générations futures. Les végétaux bios contiennent notamment plus de magnésium, de zinc, de polyphénol ou de sucres que les cultures intensives qui contiennent, elles plus d’azote, précise-t-il. De même, les produits animaux bios contiennent plus de certains acides gras que leurs homologues non bios, ajoute-t-il. Des chercheurs de l’université de Californie avaient déjà montré en mars 2007 que la valeur nutritionnelle de kiwis issus de l’agriculture bio était supérieure à ceux de l’agriculture conventionnelle, les premiers contenant plus de polyphénol (censé lutter contre le cholestérol) et d’antioxydants (qui combattent le vieillissement des cellules) que les seconds. De son côté, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a estimé en 2003 qu’il n’y avait pas de “différence remarquable (…) des teneurs en nutriments entre les aliments issus de l’agriculture biologique et ceux issus de l’agriculture conventionnelle”.

Une analyse qui est “toujours d’actualité”, souligne une porte-parole de cette agence. L’Afssa a toutefois reconnu dans cette étude que “le mode de production biologique, en proscrivant le recours aux produits phytosanitaires de synthèse, élimine les risques associés à ces produits pour la santé humaine et concourt à une moindre pollution environnementale, notamment de la ressource en eau”. Elle rejoint ainsi les défenseurs des produits naturels qui soulignent que l’absence de résidus de pesticides dans les aliments bios est un élément favorable à la santé. Mais “pour dire que le bio c’est bon pour la santé, il faudrait avoir des études épidémiologiques portant sur des familles mangeant bio régulièrement sur 5, 10 ou 15 ans, et on n’a pas ce genre d’études”, commente Lylian Le Goff, expert de la fédération France nature environnement (FNE).

Qui veut la peau du bio ?

Bio : une étude qui fait tâche

C’est une étude scientifique que tous les agriculteurs bio voudraient voir réduite en compost. Publiée la semaine dernière dans l’American journal of Clinical Nutrition par une équipe de chercheurs britanniques, elle dégomme l’idée que manger des produits estampillés bio est meilleur pour la santé. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont passé au tamis 52 471 articles écrits sur le sujet en un demi-siècle. Aucun avantage supplémentaire, que ce soit en apports de calcium de fer ou de vitamine C. Sauf que ladite étude pèche un peu. Déjà parce qu’elle ne prend pas en compte le les résidus de pesticides que l’on retrouve dans la moitié des fruits et légumes cultivé en intensif, ce qui change sensiblement la donne. Et puis, il y a cette- bizarrerie, pointée par la Fédération nationale de l’agriculture biologique (FNAB) et le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF) : le rapport remis par les mêmes chercheurs à l’Agence britannique des normes alimentaires débouche sur des conclusions opposées à celles de l’étude publiée dans la revue scientifique.

D’après ce pavé de 209 pages, les fruits, légumes et céréales bio contiennent plus de magnésium, de zinc et de composés phénoliques aux vertus antioxydantes que les cultures industrielles _ «D’un côté vous avez un rapport qui repose sur l’analyse de 162études, de l’autre une publication expurgée de 87d’entre elles, soit plus de la moitié, sur des motifs arbitraires», dénonce François Veillerette, le porte-parole du MDRGF.

La seule façon de clore le débat une bonne fois pour toute serait de lancer une grande étude épidémiologique comparant la santé des consommateurs qui n’achètent que des produits garantis sans pesticides à celle des autres. « C’est ce que nous réclamons en vain depuis des années » peste Dominique Marion, le président de la FNAB. En attendant, les agriculteurs sont de plus en plus nombreux à se convertir au bio. On en compte désormais 13 800, 15% de plus que l’année dernière.

Christophe LABBE et Olivia RECASSENS.

Le Point 6 aout 2009

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La fameuse affiche de la Feria de Béziers et ses produits dérivés ont été détruits

midilibre

affiche féria de Nîmes

Quel gâchis !

On fabrique, on détruit !

On fabrique n’importe quoi et on détruit n’importe comment !

Tout se passe dans un monde où l’argent ne doit pas avoir grande valeur ! On se fait payer très cher pour faire dans le sensationnel, pour jouer à “l’artiste”, et on sait que l’on sera payé - les municipalités payent toujours.

Et sans parler du gaspillage de papier, d’encre, d’énergies diverses…

Voyez plutôt:

Les collectionneurs invétérés ainsi que les opportunistes n’ont plus qu’à raccrocher leur combiné téléphonique et ainsi arrêter de harceler le service accueil de la mairie de Béziers ! Il ne reste, en effet, plus le moindre exemplaire de la fameuse affiche interdite de Jean Nouvel, sur laquelle le rugbyman Sébastien Chabal, orné d’une tête de toro, avait été apposé sans son accord.

Après avoir stoppé sa diffusion au lendemain de la médiatisation de l’affaire (Midi Libre du 24 juillet), la Ville a procédé, hier, devant un huissier et un agent assermenté de la police municipale, à la destruction du stock retenu jusqu’alors sous scellés. Même dénouement pour les quatre palettes de tee-shirts qui, déchargés à l’usine de valorisation des ordures ménagères, ont fini déchiquetés, broyés et compactés.

Quant au traditionnel programme officiel tiré à 50 000 exemplaires, il a lui aussi été pilonné. 30 000 nouveaux exemplaires ont été retirés et seront disponibles dès aujourd’hui à l’office de tourisme, au point info du centre-ville et en mairie.

Quant à la nouvelle affiche, elle sera en vente samedi sur Béziers à Art Béziers cadre dans la galerie d’Auchan ; à Tendance déco, rue du 4-Septembre ; au tabac-presse de la galerie de Géant ; ainsi qu’au Carrefour de Pézenas.

Laurent VERMOREL, article paru dans Midi Libre du jeudi 6 août 2009

Retrouver l’article sur le site du Midi Libre: cliquer sur l’image:


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Victime des Pesticides: pris au Lasso

 

Victime des pesticides

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Pris au Lasso

(Article de Libération du 27 décembre 2008)

 

Paul François. Gravement malade suite à l’inhalation d’un désherbant, ce céréalier de Charente s’apprête à poursuivre en justice le fabricant américain Monsanto.

L’accident a changé sa vie. Il faisait chaud, ce 27 avril 2004, près de Ruffec, dans ce coin de Charente du Nord, où Paul François, céréalier de 44 ans, cultive 240 hectares de terres. Blé, maïs et colza. Le gaz a surgi de la cuve, un récipient en résine posé sur un tracteur bleu. Les ailes déployées, l’engin ressemble de loin à une grosse libellule. Le «pulvé» permet de traiter les champs sur trente mètres de large. La cuve était restée exposée en plein soleil. Paul voulait vérifier qu’elle était bien «rincée». Il n’a pas fait la bonne manip. «Une odeur très forte est sortie, qui m’a chauffé tout le corps.» Paul a été littéralement gazé par le monochlorobenzène. Une molécule qui entre dans la composition du désherbant qu’il utilise pour traiter ses champs, le Lasso. Paul est rentré chez lui prendre une douche. Son état s’est dégradé. Après, ce sont ses proches qui lui ont raconté. Depuis, Paul n’est guère remonté sur son tracteur.

Au début du mois de novembre, après une longue bataille, le tribunal des affaires sociales (TASS) d’Angoulême a reconnu le lien entre la maladie, qui le frappe depuis quatre ans, et l’inhalation du désherbant. Le 1er décembre, l’organisme de sécurité sociale agricole a fait appel du jugement. L’année prochaine, Paul devrait ferrailler contre Monsanto, le fabricant du Lasso, devant le tribunal de grande instance de Lyon. Epaulé par François Lafforgue, avocat d’un cabinet qui s’est illustré dans des affaires de santé publique et de maladie professionnelle : amiante, légionellose… «Il a fallu surmonter beaucoup d’obstacles pour qu’on puisse caractériser le lien», dit l’avocat. Les obstacles, Paul François les écarte méthodiquement, même s’il a conscience de s’attaquer à gros. A l’écouter, on se dit que le conglomérat américain Monsanto n’a pas eu de chance de tomber sur un gars comme lui.

Chemise et lunettes noires, on pourrait le confondre avec un citadin. «Je ne me reconnais pas dans le terme d’”agrimanager”», souffle-t-il. Chez lui, on est loin des personnages campés dans la Vie moderne de Depardon. Pas la tête du paysan typique qui nous ramène tous à nos origines. Ce cinquième d’une famille de six enfants, à la scolarité difficile, est le seul à travailler dans la partie. Il a repris l’exploitation gérée par son père. Il est presque gêné par le chemin «boueux» qui mène à sa maison. Dans son bureau, pas grand-chose pour rappeler la ferme. Un ordi, et, affiché au mur, un plan de ses terres.

Paul François est atypique dans le milieu rural. «Il a parlé pour ceux qui ne parlent pas»,dit sa sœur Marie. «Pendant très longtemps, les agriculteurs ne souhaitaient pas qu’on évoque leurs problèmes de santé pour qu’on ne les traite pas de pollueurs», rapporte un spécialiste. Pas lui. Quand le réalisateur Jean-Paul Jaud, auteur de Nos enfants nous accuseront, un documentaire qui évoque l’empoisonnement des campagnes par la chimie agricole, l’invite pour l’avant-première à Paris, il n’hésite pas. «Il a expliqué son action. C’est un acte citoyen et exemplaire. Si lui peut le faire, tout le monde peut le faire», dit le réalisateur.

La maladie, Paul la détaille, comme pour mieux la combattre. Pourtant, l’écouter dresser la liste des affections dont il a souffert a de quoi vous tourner la tête. D’abord l’amnésie, l’insuffisance respiratoire, les problèmes d’élocution. Cinq semaines après l’accident apparaissent les vertiges. Cinq mois après l’inhalation, il a des absences sur sa moissonneuse-batteuse. «Je n’étais pas cohérent dans mes propos. Mes proches ne me reconnaissaient plus, je devenais irritable. Le matin, je donnais des consignes qui n’étaient pas celles du soir.» Son état empire. Il tombe à plusieurs reprises dans le coma. C’est sa femme, une ancienne infirmière «tenace» , qui pousse les médecins à faire analyser des échantillons d’urine et de sang. Ils trouvent, pratiquement un an après l’accident, du chlorophénol. «On est censés ne pas en avoir», dit Paul.

Le corps médical rechigne à établir le lien avec l’inhalation du Lasso. Les médecins pensent plutôt dépression. Au début, il accepte l’idée. Le centre antipoison refuse de le recevoir. Un médecin le soupçonne de se «droguer». «Cela l’a mis en colère», explique un scientifique. «Je voyais autour de moi une suspicion malsaine», dit Paul. Heureusement, des experts trouvent son cas étrange, lui viennent en aide, l’aident à rédiger ses conclusions. «Il était tout seul, isolé», raconte le toxicologue Henri Pézerat. Sans cette main tendue, ces chercheurs qui ont pris sur «leur temps personnel», il ne sait pas où son combat en serait aujourd’hui.

Comment va-t-il maintenant ? Immunodéficient, il a fait trois septicémies depuis le début de l’année. «Je m’estime coriace», assure-t-il. On lui demande s’il craint pour l’avenir. Il répond : «Un médecin m’a dit : “Vous devriez déjà être mort.”»

Depuis le jugement, il a découvert la puissance des médias capables de lui trouver une place dans un train complet rien qu’en claquant des doigts, ou saturer son portable d’appels. «Je me suis dit, il faut vite que je revienne sur ma ferme. Il faut rester lucide.» Dans la rue, à Ruffec, on le reconnaît, le félicite. Il se fait chambrer, aussi. Répond la même phrase : «Je ne suis pas passé à Qui veut gagner des millions.» Il souhaite pouvoir toucher d’autres agriculteurs qui souffrent des mêmes maux mais n’osent pas se battre.

Paul François est un pur produit de l’agriculture intensive. Il rappelle dans quoi il a baigné : «Nos parents ont donné l’indépendance alimentaire à l’Europe dans les années 70 et ils l’ont fait grâce à la chimie.» Mais il en est persuadé : «Si les firmes voulaient jouer le jeu, on pourrait utiliser les produits phytosanitaires sans faire courir de grands risques à l’environnement.» Son engagement ? Son père était, comme lui, un type «débrouillard, toujours en recherche, et pas à s’installer dans un truc», comme dit sa sœur Marie. «Il a un regard assez avant-gardiste, l’esprit ouvert, battant», dit le maire de Ruffec. Et il a des aïeux vendéens, des gens qui, selon Marie, se révèlent dans l’adversité. Vice -président de la communauté de communes, plutôt centre droit, il a repris la charge «environnement», se bat désormais pour faire respecter l’assainissement. Il a toujours voulu éviter toute récupération syndicale, «dépolitiser» son problème. Mais il l’assure : «Si on continue à exploiter nos terres avec de plus en plus de produits chimiques, on va dans le mur.» Il ne veut pas entendre le discours : «Tu as été empoisonné, tu devrais faire de l’agriculture bio.» Avant son accident, il utilisait déjà la rotation des terres, qui «fait du bien au sol» ; récupérait du fumier. Il compte aussi se mettre au trèfle. Et quand vous le quittez, il dit qu’il a promis à sa famille et à des amis d’être là tôt ce soir, pour préparer un pot-au-feu.

Avant l’accident, il était bon vivant. Il a un peu repris du poil de la bête. Il a deux filles, de 13 et 17 ans, qui pourraient gérer l’exploitation dans une démarche de développement durable. Son père Alphonse, 81 ans, ancien syndicaliste, observe sa lutte de loin. Il est, dit Paul, «fier de mon combat, inquiet pour ma santé».

 

Retrouver l’article sur le site www.victimes-pesticides.org/ 


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Victimes des pesticides: aides et infos

Campagne pour les victimes des pesticides

Le MDRGF et HEAL lancent une nouvelle campagne pour venir en aide aux victimes des pesticides.

L’utilisation des pesticides vous empoisonnent la vie ?

Alors le site www.victimes-pesticides.org/ est fait pour vous.

Ce site a mis en place une campagne de soutien aux victimes d’expositions professionnelles, résidentielles et collectives aux pesticides.

Que vous soyez professionnel, particulier ou collectivité, vous y trouverez des conseils, des témoignages, une cartographie permettant de localiser des cas similaires au vôtre, ainsi que de nombreuses études scientifiques et des données sur la législation en vigueur sur les pesticides, les recours juridiques possibles avec des conseils d’un avocat et des liens pour approfondir ces sujets…

 

campagne de soutien aux victimes des pesticides

Galerie photos
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